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Réponse d'@venir.écoles sur la question des heures du samedi le 05-02-2008 à 21:46
@venir.écoles et le GDID se rejoignent sur la question des heures du samedi libérées pour les directeurs d'école.

@venir.écoles

Le 24 Janvier 2008

A : GDID

Chères collègues, chers collègues,

Sur le temps de travail, notre organisation syndicale revendique un rapprochement progressif des obligations horaires des professeurs de écoles sur celui des professeurs des collèges ou lycées (18h).
Nous estimons donc que les 2 heures dégagées (par la réduction de 26 à 24 h du temps de classe) devraient être rendues sans contrepartie aux enseignants qui sont les seuls fonctionnaires à ne pas avoir bénéficié de l'ARTT (les fameuses 35 h !)
Bien entendu, le Ministère de l'Education Nationale n'en est pas d'accord puisqu'il a décidé unilatéralement de maintenir nos obligations horaires à 27 h, d'en modifier la répartition (24 h + 3 h, au lieu de 26 h + 1 h), et d'ouvrir une « négociation » sur le contenu de cette seule modification !
Nous ne nous sommes donc pas enfermés dans nos positions, même s'il ne restait à discuter que le « contenu » de ces 2 h !

Votre association souhaite que « ces deux heures libérées sien,t affectées, pour les directrices et directeurs d'école publique, à leurs seules tâches de direction ».
Qui ne tente rien, ne risque pas d'obtenir grand-chose… et c'est bien volontiers que nous intégrerons votre demande dans un nouveau courrier que nous adresserons au Ministère.
Ce courrier demandera en particulier que les textes en cours de préparation (et qui modifieront les décret, arrêté et circulaire de 1991) prennent en compte (enfin) la spécificité des missions du directeur d'école, au même titre que sont déjà prises en compte actuellement ls spécificités des maîtres-formateurs, des maîtres spécialisés ou des psychologues scolaires.
Nous craignons cependant que le temps qui serait ainsi obtenu pour les directrices et directeurs d'école risquerait d'être assimilé à un temps de décharge de service d'enseignement, alors même que ces deux heures s'effectueraient hors des horaires « classiques » d'ouverture des écoles… (donc, être source nouvelle de confusions ?)

Enfin, pour Avenir-Ecoles (et ce, depuis notre création en 1999 ) l'amélioration des conditions de travail des directrices et directeurs d'école publiques reste très liée à une transformation profonde du fonctionnement actuel et à l'adoption d'un statut de l'Ecole Primaire.
Après la déconvenue liée à l'expérimentation imposée des « EPEP » (texte rejeté par l'unanimité - une fois n'est pas coutume- de la profession), les militants d'Avenir-Ecoles réfléchissent aujourd'hui à proposer, non pas une solution unique valable pour toutes les écoles de France, mais des solutions adaptées, ou à la taille de l'école, ou aux possibilités de regroupement d'écoles, ou aux projets et volontés du terrain… du sur-mesure en quelque sorte. Ainsi, on pourrait voir, ici, la transformation d'une grosse école de ville en EPLE (style collège), ou, là, l'appropriation des tâches par une véritable équipe de direction…
Quelle que soit l'organisation qui serait retenue, l'établissement ainsi fondé devra être « dirigé » par un fonctionnaire de l'Education Nationale, doté d'un statut particulier… nous n'avons pas changé sur ce point : c'est le statut de l'Etablissement-Ecole qui fera le statut du Directeur…d'Ecole.

Je vous prie d'agréer, Chères Collègues, Chers Collègues, l'expression de mes sentiments syndicalistes les meilleurs

Le président
François HENRY

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